Zelliges

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La crédence est en place ! Et nous sommes vraiment contents de cet apport à la cuisine.

Peut-être vous rappelez-vous des zelliges… Je vous en parlais il y a bien longtemps, lorsque nous étions encore en recherche. Eh bien, depuis, on s’est décidé pour les zeliges et on les a achetés, puis on a hésité à nouveau (parce que tout le monde nous disait que poser des zelliges sur un enduit en chaux, ça ne tiendrait pas) et finalement on a décidé de les installer.

Voilà comment nous avons procédé. Attention, ce n’est absolument pas conventionnel même si cela tient depuis plusieurs semaines !

Lorsque nous avons cherché à savoir comment poser les zelliges, il nous a été déconseillé de coller directement sur le mur, celui-ci étant en chaux, à moins de piqueter l’ensemble. Florent a donc eu l’idée d’utiliser un support distinct : une plaque de Fermacell.

collage en cours

collage en cours

Pour les découpes : la scie circulaire. La carrelette s’est avérée totalement inefficace.

Pour les joints : un peu de pigment de terre de sienne mélangé au joint gris moyen que nous avions et nous avons obtenu une couleur très naturelle, proche de l’argile, qui se marie parfaitement aux zelliges et à leurs imperfections. Il faut parfois être créatifs…

Allez, je vous montre le résultat :

crédence en zelliges

Mais là encore, ce n’est pas terminé car il reste les finitions. Les fameuses, celles qui prennent du temps et qui se remarquent à peine… En effet, entre le lambris et les zelliges il nous reste un tout petit espace…

espace entre le lambris et les zelliges à combler

Je pensais que nous aurions rapidement réglé ce point mais deux semaines après nous n’en sommes pas encore à cette étape. Je vous étonne si je vous dit qu’on ne sait pas encore ce qu’on va choisir ?

 

Le début de la fin ?

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à cet emplacement, il y a aura le frigo, prochainement…

On nous demande souvent quand est-ce qu’on va emménager dans la maison et pour l’instant, nous n’en avons aucune idée. Ce qui est sûr, c’est que ça avance. La phase de finition est lancée ! Le début de la fin en somme. Mais n’ayez crainte, il y aura encore de nombreux articles avant que tout soit achevé.

Tout se passe dans la cuisine et plus précisément dans l’arrière cuisine, là où prendront place l’évier et le frigo. Il n’y a pas si longtemps, cela ressemblait à ça :

Une partie des murs a été traitée à la chaux par les maçons. Florent s’est occupé des reprises de plâtre et de la reprise de l’isolation puisque la cloison en brique plâtrières n’a pas résisté à l’agrandissement de la fenêtre.

Application de notre recette : ossature bois, Métisse et Fermacell.

Rien de très particulier dans cette réalisation, si ce n’est que nous n’avons pas réussi à trouver du Métisse en 5 centimètres d’épaisseur lorsque nous en avions besoin. Florent s’est résigné à utiliser le Métisse en 10 centimètres que nous avions et l’a « compressé ». La technique utilisée dans la salle de bains lui semblait trop complexe à reproduire ici. Il a donc décidé de procéder différemment, avec le cric hydraulique. Plutôt efficace. Je vous laisse constater par vous même de la déformation du tasseau.

Le résultat une fois l’ensemble des plaques posées :

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zone de l’évier, une fois le Fermacell posé

Ensuite Florent a enduit les murs pour passer aux finitions.

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une perche pour atteindre plus facilement le plafond…

Nous ne disposons pas toujours du matériel adapté mais avec un peu d’imagination, on s’arrange pour rester efficace…

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un échafaudage de fortune avec deux escabeaux…

Je crois qu’une fois la sous-couche appliquée, nous avons ressenti un énorme soulagement. Cela prend enfin forme. Nous avons franchi une étape : les gros travaux sont derrière nous et démarrons les finitions.

Et c’est comme ça que j’ai passé une bonne partie de mon après-midi à faire des tests de couleurs avec Violaine… Je vous raconterai lorsque mon cerveau aura terminé de cogiter !

Nouvelle cage d’escalier

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vue depuis la chambre

Je vous parlais il n’y a pas si longtemps de notre nouvel escalier qui nous servira pour accéder au grenier. Depuis hier, nous avons une nouvelle cage d’escalier. Alors, bien sûr, il reste encore pas mal de finitions, mais le plus dur est fait. Au passage, nous remercions Alexandre pour son précieux coup de main.

Je ne vais pas tout vous détailler, je crois que vous commencez à connaître notre recette pour les cloisons : une ossature en boisdu Métisse et du Fermacell.

La découpe des plaques s’est faite au rez-de-chaussée, sur des tasseaux de bois car nous n’avons pas de support assez grand :

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atelier découpe

La suite en images :

Contrairement au Placo, on utilise une colle pour le Fermacell. Ce n’est pas très joli mais ensuite cela se ponce et s’enduit.

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juste après avoir appliqué le joint colle

Par rapport au projet d’aménagement, nous avons finalement retenu une solution s’approchant de la deuxième proposition, avec quelques modifications. La porte s’ouvrira dans l’autre sens et l’escalier ayant une emprise réduite, la penderie prendra place dessous et non sur le côté. Il n’est pas non plus impossible qu’on change d’avis pour installer un bureau. L’emménagement est encore loin !

Plus aucun regret d’avoir supprimé la cheminée qui se trouvait dans l’angle, on n’aurait rien pu faire cet espace.

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escalier à pas décalés qui n’empiète pas trop sur la chambre

En attendant le plan de la maison, j’espère que ces photos vous aiderons à mieux visualiser la nouvelle distribution :

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avant, l’entrée dans la chambre se faisait au niveau du premier seuil, en bas de la photo. maintenant, l’entrée est repoussée de 70 centimètres, vers les fenêtres.

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vue depuis le grenier, à gauche la grande chambre, à droite le palier

 

Sous l’escalier

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tomettes posées sur le sable

Lors de la pose du parquet nous avons fait tomber la petite cloison sous l’escalier alors que ce n’était pas prévu. Cela a modifié notre ordre de priorités mais nous commençons à être rodés !

Etat des lieux : un espace réduit, des tomettes posées sur un sol en sable et notre nouveau parquet installé juste à côté.

Objectif : refermer la zone de la cave (et reposer la porte) et ne plus avoir de poussière.

Si nous avions poussé la réflexion lorsque nous avons décaissé dans la cuisine, nous aurions fait tomber la cloison plus tôt et intégré cet espace à la dalle. Nous n’avons pas cherché plus loin que l’agencement en place et j’avoue que nous songions laisser en l’état ce recoin et y avoir accès depuis l’escalier de la cave (pas bien pratique) sans trop savoir ce que nous rangerions. Cela dit, pendant quelques mois, l’endroit était parfait pour stocker le parquet de récupération !

Une fois la cloison démolie et après avoir retiré les tomettes, le sol en terre est apparu avec l’évidence de la création d’une dalle. Voilà à quoi cela ressemblait :

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sol en terre sous l’escalier

Afin de faire simple et propre, nous avons décidé d’utiliser les blocs de chanvre que nous avions déjà en notre possession et de sceller l’ensemble avec un coulis de chaux :

Ensuite, une fois la dalle sèche, Florent a monté une cloison en ossature bois :

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ossature bois presque définitive

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quelques uns des nombreux outils utilisés

L’ossature a ensuite été couverte par des plaques de Fermacell, dont je vous ai déjà parlé ici. Voilà ce que cela donne en images :

Pour finir, Florent a posé là aussi du Métisse et a refermé le tout.

Pour le Métisse, nous n’avons pas trouvé de bonne méthode pour avoir des découpes propres. La technique de « l’arrachage » vaut celle du « découpage ». Si vous savez comment faire, dîtes-le nous, il nous reste encore quelques cloisons à monter…

Voilà où nous en sommes.

Le sol n’est pas encore dans la short list des priorités mais cela n’empêche pas d’y songer activement. Je ne suis pas sure de réutiliser les tomettes actuelles. Ce n’est pas une question d’esthétique et nous aimons conserver le caractère ancien de la maison, de ses matériaux passés mais simplement qu’il n’y en a pas assez, beaucoup étaient cassées et jusqu’à maintenant nous n’arrivons pas à retrouver la même taille et la même épaisseur de tomettes. Nous souhaitons aussi que la mise en place soit facile et nous limiter dans les découpes… Affaire à suivre donc !

Finalement, je suis assez contente d’avoir récupéré cet espace accessible depuis la cuisine car ce sera effectivement appréciable d’avoir un coin de stockage supplémentaire. C’est juste un peu dommage de l’avoir fait en décalé du reste.

Cloisons

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après la pose des plaques de Fermacell, en attendant l’enduit au plâtre

Depuis quelques semaines, nous sommes occupés à des tâches moins spectaculaires mais pour autant les travaux avancent. Il s’agit principalement de petits rebouchages et de nettoyage et donc ce n’est pas facile de rendre cela en images.

Parmi ces activités, Florent s’est lancé dans la réalisation d’une cloison à l’étage, entre la salle de bains actuelle et la moyenne chambre. A cet endroit, il y avait une porte dont on trouvait l’intérêt un peu limité, surtout du fait de la création d’une deuxième salle de bains. On a donc choisi de la condamner.

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plaques de Fermacell

Nous avons préféré utiliser des plaques de Fermacell car elles sont plus écologiques que celles en Placo puisqu’elles ne contiennent pas d’adjuvant chimique. Elles sont composées de gypse (roche sédimentaire à la base du plâtre) et de fibres de cellulose (issues de papier recyclé).

Pour cette opération, nous avons fait l’acquisition de nouveaux outils. D’un côté, un compresseur, de belle taille :

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le « petit » compresseur

Et tout au bout du fil, le cloueur pneumatique :

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Et avec ça, quelques outils du type règle de maçon et un bon cutter, et hop, on monte une cloison. « On », c’est Florent.

Pour améliorer l’acoustique, il a installé de l’isolant entre les côtés du mur et notre choix s’est tourné vers de l’isolant Métisse, en laine de coton recyclé. C’est léger et ça se met bien en place.

Ensuite, pour apporter plus de rigidité à l’ensemble, il a fixé des tasseaux.

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isolant Métisse et tasseau en bois

Notre cloison n’est pas très épaisse puisqu’il s’agit de l’emplacement de l’ancienne porte, simplement quelques centimètres. Le Métisse avait du mal à se comprimer donc on l’a aidé un peu et conçu un capitonnage maison :

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isolant Métisse mis en place entre les deux plaques de Fermacell

Et au final, on obtient une cloison presque parfaite, comme si la porte n’avait jamais été là.

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Comment ça, ce n’est pas tout à fait vrai ? Il faut beaucoup d’imagination ? Attendez juste quelques jours, que le plâtre soit appliqué et que ça sèche…