Trêve des confiseurs

salle-de-bains-1-2

la salle de bain aujourd’hui

Faire des travaux dans une vieille maison prend du temps. Cela affecte les week-ends, les vacances, le temps libre. On a beau s’organiser, faire des listes, définir les priorités, il y a toujours de nouvelles tâches qui s’ajoutent et le week-end se termine sans que la liste en question soit plus courte. C’est assez frustrant et usant il faut bien le reconnaître. Et en même temps, c’est inévitable.

Depuis le début de notre aventure avec notre maison, nous essayons de mener nos travaux tout en conservant une vie en dehors de cela. Pour nous, c’est primordial d’avoir des moments où nous faisons autre chose que travailler ou penser à nos travaux. Nous avons besoin de bulles d’oxygène, de chantiers mis entre parenthèses pour reprendre avec entrain et énergie. Il faut donc relativiser, se dire que cela ne fait rien si prend quelques jours, semaines, mois de retard. Que c’est même un mal pour un bien car c’est énergivore les travaux, sincèrement. Et lorsque les projets travaux s’étalent sur plusieurs années, comme dans notre cas, il faut ménager sa carcasse et son cerveau.

Tout ça pour vous expliquer que nous avons pris notre temps ces dernières semaines. Notre trêve des confiseurs s’est étirée dans le temps. Notre pause dure et la motivation peine à revenir.

Allez, on se laisse encore un week-end de calme et on reprend sérieusement, promis !

Limbes

électricité-1-2

Quand on nous demande où nous sommes dans les travaux, je réponds que ça avance. Et c’est vrai. Ça avance. Et puis c’est une formule pratique, ça évite de s’étendre et de fournir des explications précises. Si je dois décrire où nous en sommes vraiment de nos travaux, je devrais répondre qu’on est dans les limbes, dans cette zone d’errance entre l’enfer et le paradis… Un vrai concept !

Je m’explique. Entreprendre des travaux est un processus complexe. Depuis l’idée générale du départ, les découvertes lors de la dépose, les contraintes techniques, la bonne ou mauvaise volonté des artisans, nos capacités personnelles (physiques, psychologiques et financières), on avance sans réellement avancer. Parce que rien n’est vraiment défini ou figé, tout évolue, et ce qui est valable à un moment ne l’est plus moment suivant. C’est mouvant, pour ainsi dire, et obscur. C’est un passage épuisant, frustrant, envahissant, culpabilisant. En même temps, tout n’est pas si terne, c’est aussi un projet que nous réalisons ensemble, enrichissant et très gratifiant. Et sincèrement, je crois que notre grande chance c’est d’avoir décidé d’emménager que lorsque nous serons prêts car même si à cet instant je me sens patauger dans le flou, je sais que ça passera.

Pourtant, je ne peux m’empêcher de me demander quand l’électricité sera terminée, si le salon pourra un jour me plaire malgré ses vilaines goulottes et si la maison ne souffrira pas trop d’un hiver sans chauffage…

Promis, le prochain article sera plus gai.